JOUR 35

Pierrot

Colombine


C'est rare qu'on prenne notre petit-déjeuner à plusieurs, c'est encore plus rare qu'il y ait des spaghettis à la bolognaise au petit-déjeuner.


Samuel est arrivée sur la pointe des pieds à une heure indue.


Laure m'a reproché de ne pas avoir remarqué que Louison avait bien grandi. Peut-être, mais grâce à qui elle a bien grandi, hein ?


On se demande bien pourquoi il a pris autant de précautions, puisqu'il a sonné à la porte, cet imbécile.


J'avais d'autres préoccupations, je devais mettre les choses au clair avec Lucile.


Il voulait juste un bisou avant de s'endormir. Quel sacripan.


Je l'ai priée de ne pas me monter un bateau. D'où lui vient cette dévotion pour le cousin Aldon ?


Las de voir la poussière s'accumuler (mais il n'y a que lui qui la voit...), Darren a engagé une nouvelle bonne. J'espère que ce ne sera pas Lucie.


Elle m'a assuré qu'elle voulait juste faire une collection familiale, et qu'elle n'était même pas au courant qu'Aldon et moi en étions venu aux mains.


Dès le jour venu, j'ai appelé Samuel pour une sortie en ville.


Elle espérait seulement gagner de l'argent en exposant ses toiles dans un petit commerce sans prétention qu'elle allait monter avec sa soeur.


C'est trop facile de jouer à ce jeu de la séduction.


Elle a ajouté qu'elle n'aimait pas les hommes mal rasés, de toutes façons.


J'ai encore assouvi un vieux fantasme, tromper mon mari avec un facteur.


Rassuré, j'ai repris un rythme normal de vie.


Il est trop chou, mais il chante comme une casserole.


Je crois même avoir retrouvé un peu de souplesse.


Il faut que je vous parle de mon ennui technique.


Ce n'était pas pour déplaire à Lucie.


Un mur me barrait la route et refusait de me laisser passer !


Elle m'épate, cette fille, elle m'épate.


J'ai dû user de mes charmes pour qu'il me laisse passer.


Elle ne dit jamais non, et il se trouve que personne de connu ne fréquentait les thermes municipaux.


Rien, jamais rien ne se dressera entre Samuel et moi. Du moins tant qu'il aura des points à me donner.


J'ai pu finalement tourner rapidement la page Lucie, mais à regret.


Chez moi, l'amour, ça creuse, et chez vous ?


J'ai donc consulté mon carnet d'adresses pour rebondir.


C'est mon jour de chance, regardez un peu la belle bonne que Darren a engagée !


Ah oui, au fait, plus besoin de bonne, la nounou revient demain.


Je l'ai un peu discrètement interrogé sur ses moeurs.


J'ai fait connaissance avec une sympathique blonde dont le pantalon brûlait, ce doit être à la mode. Il y avait longtemps que je n'avais plus mis les pieds à la Samaritaine.


Il adore l'idée de faire crac-crac en public. Pincez-moi.


C'est devenu un lieu très fréquenté. Les places au bulleur qui fait rire sont chères.


Allo, Samuel ? Viens vite me rejoindre, Darren dort...


Et le sol est glissant, j'ai manqué de me faire très mal.


... et Pétronille est pendue au téléphone, on a deux bonnes heures de tranquilité.


Cet incident a achevé Blonde-en-feu, elle a tenu absolument à faire crac-crac avec moi.


Samuel adore ma façon de jouer avec mon couple.


Mais pas ce soir, j'ai la migraine.


S'il savait qu'on ne risque rien tant que l'autre est endormi...


Je sais que j'ai raté une belle occasion, mais je serai plus frais demain.


Mais tout a une fin, adieu Samuel.


Enfin, si les filles me laissent dormir.


Et bonjour mademoiselle qui ne met plus ses doigts dans les passants du pantalon car c'est déjà démodé.


Ce n'est pas gagné.


Tu sais que tu grages, toi ?

Bilan du trente-cinquième jour : 79,75 + 2 = 81,75 points.
Rappeler Blonde-en-feu.

Bilan du trente-cinquième jour : 93 + 6 = 99 points.
Neutraliser la sonnette de l'entrée.