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Pierrot |
Colombine |
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 C'est rare qu'on prenne notre
petit-déjeuner à plusieurs, c'est encore plus rare qu'il y ait des
spaghettis à la bolognaise au petit-déjeuner. |
 Samuel est arrivée sur la
pointe des pieds à une heure indue. |
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 Laure m'a reproché de ne pas
avoir remarqué que Louison avait bien grandi. Peut-être, mais grâce à qui
elle a bien grandi, hein ? |
 On se demande bien pourquoi
il a pris autant de précautions, puisqu'il a sonné à la porte, cet
imbécile. |
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 J'avais d'autres
préoccupations, je devais mettre les choses au clair avec Lucile. |
 Il voulait juste un bisou
avant de s'endormir. Quel sacripan. |
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 Je l'ai priée de ne pas me
monter un bateau. D'où lui vient cette dévotion pour le cousin Aldon ? |
 Las de voir la poussière
s'accumuler (mais il n'y a que lui qui la voit...), Darren a engagé une
nouvelle bonne. J'espère que ce ne sera pas Lucie. |
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 Elle m'a assuré qu'elle voulait
juste faire une collection familiale, et qu'elle n'était même pas au
courant qu'Aldon et moi en étions venu aux mains. |
 Dès le jour venu, j'ai appelé
Samuel pour une sortie en ville. |
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 Elle espérait seulement gagner
de l'argent en exposant ses toiles dans un petit commerce sans prétention
qu'elle allait monter avec sa soeur. |
 C'est trop facile de jouer à
ce jeu de la séduction. |
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 Elle a ajouté qu'elle n'aimait
pas les hommes mal rasés, de toutes façons. |
 J'ai encore assouvi un vieux
fantasme, tromper mon mari avec un facteur. |
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 Rassuré, j'ai repris un rythme
normal de vie. |
 Il est trop chou, mais il
chante comme une casserole. |
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 Je crois même avoir retrouvé un
peu de souplesse. |
 Il faut que je vous parle de
mon ennui technique. |
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 Ce n'était pas pour déplaire à
Lucie. |
 Un mur me barrait la route et
refusait de me laisser passer ! |
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 Elle m'épate, cette fille, elle
m'épate. |
 J'ai dû user de mes charmes
pour qu'il me laisse passer. |
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 Elle ne dit jamais non, et il
se trouve que personne de connu ne fréquentait les thermes municipaux. |
 Rien, jamais rien ne se
dressera entre Samuel et moi. Du moins tant qu'il aura des points à me
donner. |
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 J'ai pu finalement tourner
rapidement la page Lucie, mais à regret. |
 Chez moi, l'amour, ça creuse,
et chez vous ? |
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 J'ai donc consulté mon carnet
d'adresses pour rebondir. |
 C'est mon jour de chance,
regardez un peu la belle bonne que Darren a engagée ! |
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 Ah oui, au fait, plus besoin de
bonne, la nounou revient demain. |
 Je l'ai un peu discrètement
interrogé sur ses moeurs. |
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 J'ai fait connaissance avec une
sympathique blonde dont le pantalon brûlait, ce doit être à la mode. Il y
avait longtemps que je n'avais plus mis les pieds à la Samaritaine. |
 Il adore l'idée de faire
crac-crac en public. Pincez-moi. |
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 C'est devenu un lieu très
fréquenté. Les places au bulleur qui fait rire sont chères. |
 Allo, Samuel ? Viens vite me
rejoindre, Darren dort... |
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 Et le sol est glissant, j'ai
manqué de me faire très mal. |
 ... et Pétronille est pendue
au téléphone, on a deux bonnes heures de tranquilité. |
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 Cet incident a achevé
Blonde-en-feu, elle a tenu absolument à faire crac-crac avec moi. |
 Samuel adore ma façon de
jouer avec mon couple. |
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 Mais pas ce soir, j'ai la
migraine. |
 S'il savait qu'on ne risque
rien tant que l'autre est endormi... |
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 Je sais que j'ai raté une belle
occasion, mais je serai plus frais demain. |
 Mais tout a une fin, adieu
Samuel. |
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 Enfin, si les filles me
laissent dormir. |
 Et bonjour mademoiselle qui
ne met plus ses doigts dans les passants du pantalon car c'est déjà
démodé. |
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 Ce n'est pas gagné. |
 Tu sais que tu grages, toi ? |
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Bilan du trente-cinquième jour : 79,75 +
2 =
81,75 points.
Rappeler Blonde-en-feu. |
Bilan du trente-cinquième jour : 93 + 6 = 99 points.
Neutraliser la sonnette de l'entrée. |